jeudi 14 mai 2009

Orange estime que l'Hadopi est un danger... pour le gouvernement

Adresse de l'article original:

http://www.numerama.com/magazine/12908-Orange-estime-que-l-Hadopi-est-un-danger-pour-le-gouvernement.html


Sur le blog
officiel d'Orange Services Business dédié à la sécurité, Philippe
Maltere estime que la loi Hadopi et ses conséquences pratiques sur le
trafic Internet porte "un danger (bien) caché". "Le danger, en fait sera pour ... le gouvernement", écrit-il.


L'auteur, employé d'Orange, explique que l'Hadopi va pousser le
grand public à utiliser massivement le chiffrement de leurs
communications. "D'un nombre important de protocoles utilisés, nous
allons tomber à environ ... deux (ou presque). Le http standard et sa
version SSL (...) le P2P tel que nous le connaissons aujourd'hui va
progressivement disparaitre, mais pas l'échange de fichiers illégaux
", pronostique-t-il. "En
ce qui concerne, par exemple l'échange de fichiers, des logiciels
d'échange travaillant sur SSL, des serveurs de fichiers centraux type
rapidshare ou megaupload offrant une option HTTPS à leurs clients, des
fournisseurs de news offrant une connexion SSL (pour la plupart c'est
déjà fait)
".


Or ce cryptage est un danger pour le gouvernement, assure Philippe Maltere. "Le
bon père de famille va prendre l'habitude de chiffrer toutes ces
données même de messagerie grâce à des logiciels toujours plus
puissants et de plus en plus faciles à utiliser, avec en plus une
recherche d'anonymisation plus forte grâce à des réseaux de type TOR ou
I2P encore plus faciles d'accès (...) Les communications très
majoritairement chiffrées vont faire passer l'état d'Internet de
difficilement contrôlable à totalement incontrôlable
".


Car avant, "seuls certains chiffraient leur communication, après
que l'on est écarté les entreprises, les sites bancaires et e-marchand,
il ne restait pas «grand monde » à vérifier
". Mais après l'Hadopi et les différentes tentatives de surveillance de l'utilisation du net, lorsque "toutes les communications sont cryptées, comment séparer le bon grain de l'ivraie ?". "Impossible", assure l'ingénieur d'Orange.


Il ajoute qu'aux Etats-Unis, c'est la NSA, l'agence de sécurité
intérieure du pays, qui fait obstacle à la surveillance généralisée du
réseau, justement par crainte de pousser la population à tout crypter. "Ils avaient déjà des problèmes avec Skype pour la même raison, alors généraliser le chiffrement pas question", écrit-il.




Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

1 commentaire:

souklaye.sylvain a dit…

1- D’un côté, nous avons une industrie culturelle déclinante n’assumant pas le proxénétisme économique et la pandémie infantilisante qu’elle exerce sous le regard de son débiteur. Celui-ci est à la fois une fondation philanthrope de gestion nationale et une entreprise d’import/export.
2- De l’autre côté, nous avons une infinité de niches de population n’ayant rien à voir les unes avec les autres, mais faisant front par principe de précaution. Nous prouvant par la même occasion à quel niveau de léthargie se trouvent nos sociétés occidentales pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.
3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
4- Dans toutes les batailles, il y a des pertes acceptables. Mais comme nous ne prenons plus plaisir à nous salir les mains avec une de ces barbaries ancestrales, les invectives servent de nos jours de courroux médiatique ou de Hit Combo virtuel pour le bonheur des voyeurs générationnels et des lâches éternels.
5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?
la suite ici : http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/

Marc Augier